1.2 Qui est responsable de la SRP ?
Un bon nombre d’acteurs est impliqué dans le développement et la mise en œuvre de la SRP : le gouvernement, la société civile, la Banque Mondiale, le FMI et d’autres agences de développement. La SRP devrait être propriété de chaque pays : le gouvernement a un rôle directeur dans le processus et la société civile est censée participer le plus possible. La Banque Mondiale, le FMI et les agences de développement fournissent un soutien financier et technique à ce processus.
Quel est le rôle du gouvernement ?
Le gouvernement agit surtout comme coordonnateur du processus. Dans de nombreux pays il existe une unité particulière, un service ou un bureau à la charge de cette tâche. Par exemple, la Tanzanie a mis en place une unité DSPR au sein du Service de la Vice-Présidence. Le gouvernement détermine le calendrier et la méthodologie du processus de la SRP.
Quels acteurs sont désignés par le terme “société civile” et quel est leur rôle ?
La société civile comprend tous les acteurs non gouvernementaux. Le terme fait référence à des individus et à des organisations telles que les ONG, les organisations communautaires, les organisations confessionnelles, les syndicats, etc. Le développement d’une stratégie de réduction de la pauvreté doit être le résultat d’une collaboration entre le gouvernement et des représentants de tous ces acteurs. La SRP vise à assurer les intérêts des personnes qui vivent dans la pauvreté. Ce groupe cible doit donc participer à la mise au point ainsi qu'à la mise en œuvre de cette stratégie, pour que cette dernière soit efficace.
De quelle manière la Banque Mondiale et le FMI opèrent-ils ?
Presque tous les pays du monde sont membres de ces deux institutions financières internationales (IFI), qui tentent de réguler le système économique global et assistent presque tous les pays en voie de développement. La Banque Mondiale en particulier soutient les pays à bas revenus avec une aide financière et technique. En tant qu’acteurs du processus SRP, ils conseillent leurs pays clients, décident de l’opportunité de prêts d’argent ainsi que de leur hauteur et attribuent des allègements de dettes. La Banque Mondiale pour sa part a publié un “Guide pour les Stratégies de Réduction de la Pauvreté", qui indique des lignes de conduite à suivre pour tout processus de SRP.
Organisations internationales
Les organisations internationales (donatrices) ont une fonction différente dans le processus de SRP : elles offrent pour la plupart un conseil technique aussi bien au gouvernement qu’à la société civile. Elles assurent aussi une aide financière à toutes les étapes du processus, tout comme dans certains cas un appui en personnel dans les institutions du DSRP national. Dans de nombreux pays les différentes organisations donatrices forment des groupes qui se réunissent régulièrement (en général chaque mois) pour discuter de l’avancée de la SRP.
Comment la coopération entre ces acteurs est-elle organisée ?
C’est le gouvernement national qui dirige le processus. Il est responsable de l’organisation d’événements – conférences, séminaires ou ateliers – auxquels participent des représentants de la société civile. Ces événements ont pour but d’offrir l’occasion de conduire des discussions ouvertes et d’échanger de l’information. Un nombre croissant de pays a établi des institutions spécifiques à la SRP, en général des comités techniques ou des groupes de travail qui forment la base du développement du processus SRP. Très souvent, ces institutions regroupent différents acteurs. Dans certains pays, les organisations de la société civile (OSC) coordonnent leur propre processus participatif et consultatif en établissant des réseaux, en attirant l’attention sur leur action propre et en essayant de convaincre les acteurs politiques.
Pour plus d’information
Le chapitre 5, sous section 2, fournit de plus amples détails sur les acteurs et leur analyse.




