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4.1.5 Contraintes

La principale contrainte est le manque de capacité généralisé : bien que beaucoup ait été fait, les organisations impliquées dans ce processus ont été confrontées à de multiples défis. Au début, la CIARH disposait de ressources humaines extrêmement limitées, car les capacités étaient déjà mobilisées pour répondre à d’autres obligations importantes. De plus, la CIARH n’avait pas accès à la communauté des donateurs, bien que Handicap International ait au moins compensé les besoins financiers relatifs aux réunions de la CIARH. Ceci a contribué à l’ambivalence d’Handicap International en tant qu’ONG étrangère, qui pouvait influencer le processus et le faire progresser, tout en cherchant à laisser l’initiative des activités à la CIARH. Malheureusement, les membres de la CIARH comptaient principalement des prestataires de services et peu d’OPH, ce qui a renforcé les problèmes et les difficultés liées à la légitimité et à la crédibilité des deux organisations au sein du mouvement Hondurien du handicap. De plus, sur certaines questions, par exemple les questions de budget, Handicap International comme la CIARH manquaient d’expertise et n’étaient pas en mesure de donner des réponses satisfaisantes. Les limites en termes de capacités et de connaissances sont ainsi un problème majeur au regard du système de suivi et d’évaluation du processus de mise en œuvre de la SRP, qui est faible au Honduras. En plus des capacités insuffisantes, l’absence d’analyse collective des problèmes au sein des réseaux de lutte pour les personnes handicapées, l’absence de détermination de priorités communes et un système de retour et de communication faible entre les représentants de la SRP et les organismes de coordination du secteur du handicap ont finalement pour conséquence la mise en « standby » du processus de la SRP au Honduras. Les organisations de base n’exigent pas que le processus donne des résultats concrets ; il n’y a donc pas de suivi systématique ni d’inclusion systématique du handicap au niveau politique. Les participants aux réunions sectorielles sont très divers : bureaucrates et ministres d’une part et représentants de la société civile d’autre part. Tous les participants ne sont pas en mesure de suivre les discussions et de comprendre les documents concernant le budget et les questions macroéconomiques ni de prendre une part active aux processus de prise de décision nationaux. Sachant que les personnes handicapées ont des difficultés particulières, certains donateurs et ONG internationales ont créé un programme de soutien de la société civile prévoyant des cours de formation spécifiques. Certaines OPH ont demandé des fonds dans le cadre de ce programme d’aide, mais il n’existe aucune proposition unifiée qui permettrait de donner aux personnes handicapées le pouvoir de mieux comprendre le processus de SRP et de leur offrir la formation adéquate. Les demandes de projet concernent toujours des projets individuels.

En 2003, la CIARH n’a pas été invitée aux discussions sur le rapport d’avancement des travaux; c’est pourquoi elle a rédigé un document de position sur le rapport. Certains de ses arguments y ont ainsi été inclus. Certes, toutes les promesses n’ont pas été tenues et, dans le rapport d’avancement des travaux 2004, les membres de la société civile réclamaient de nouveau une plus forte participation des personnes handicapées et la création de programmes dépassant le cadre des mesures de protection sociale.

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