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4.2.3 Handicap et DSRP

Initialement, quelques organisations seulement (entre autres ActionAid et WaterAid) ont été impliquées dans le processus du DSRP. En 2002, une réunion d’ONG a eu lieu au cours de laquelle ces organisations ont présenté le processus du DSRP et les questions qui devaient être traitées. La manière dont le DSRP-I abordait le handicap a choqué les participants : les personnes handicapées n’y étaient mentionnées qu’en un seul endroit, dans une phrase indiquant : « nous prendrons soin des cas sociaux difficiles, tels que les personnes handicapées». La perception des personnes handicapées comme des « cas sociaux » a incité Handicap International et le NFOWD à publier un document de position commun ayant pour principale référence le document de l’OIT (ILO / OIT, 2002). L’équipe a ajouté des sections portant sur les droits de l’homme et une analyse du DSRP-I, sélectionnant les sections mentionnant le handicap et proposant des améliorations. Le NFOWD a alors offert la possibilité de présenter ce document – et en particulier son résumé de trois pages dans la langue nationale, le Bangla (l’original étant écrit en anglais) – à des personnes clés de la Commission de Planification, au sein du gouvernement et à des donateurs. Ce résumé s’est révélé précieux, en donnant accès au document à un grand nombre de personnes. Son effet le plus efficace fut de révéler à un plus grand nombre de personnes que l’inclusion du handicap est importante non seulement pour la SRP mais aussi pour le développement en général.

En 2003, le NFOWD n’a pas eu la possibilité de participer aux consultations majeures organisées par le gouvernement, mais a lancé une consultation sur le handicap. La réunion était chapeautée par le Ministre des Affaires Sociales et les autres participants comprenaient des représentants des ONG travaillant dans le secteur du handicap, des OPH, des journalistes, des juristes, des éducateurs, des parents d’enfants handicapés et des fonctionnaires d’autres ministères (santé, éducation, emploi, etc.), ainsi que des membres de la Commission de Planification. C’est pendant cette réunion que le document de position a été présenté et discuté. Les représentants de la Commission de Planification, qui souhaitaient se préoccuper plus largement des personnes handicapées, lui ont accordé une attention considérable. En 2004, le gouvernement a organisé une consultation nationale et six consultations régionales. Le NFOWD a incité ses organisations membres à participer aux consultations régionales. Toutes ont utilisé la version traduite du document de position comme référence et toutes ont défendu la même position au niveau régional. Grâce à cette large mobilisation, il était devenu impossible d’ignorer la question du handicap à l’issue des six consultations régionales. Cependant, il a fallu au NFOWD beaucoup d’efforts pour être invité à la consultation nationale. Celle-ci était assez large (incluant plus de 200 participants) et le temps consacré à la présentation de la question très limité. Le gouvernement avait prévu 13 sections thématiques, dont une section commune aux minorités ethniques et aux personnes handicapées sous la dénomination « groupes marginalisés ». Cependant, les deux groupes ont vite réalisé que leurs besoins n’étaient pas compatibles et ils ont donc tenté, avec succès, de séparer ces questions. Parallèlement aux efforts menés par le NFOWD, d’autres organisations ont aussi travaillé à inclure le handicap dans le DSRP national. Action on Disability and Development (ADD) a engagé un économiste pour interroger des personnes  handicapées, rassembler leurs points de vue et organiser une consultation sur la base des résultats.

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