4.3.3 Handicap et DSRP
En août 2004 les ONG(I) ont été invitées à commenter par écrit, dans un délai de 15 jours, la dernière version du DSRP : la pression temporelle était donc extrême. Avec les partenaires locaux (entre autres le Comité National de Réhabilitation pour les Personnes Handicapées), Handicap International a écrit un document de position en partie orienté par le document de position du Bangladesh, les sources principales étant encore une fois le document de l’OIT et les Règles Standard des Nations Unies. Ce document de position a été transmis au comité de planification, à différents donateurs et au Ministère des Affaires Sociales. L’introduction du document critique sévèrement le traitement du handicap dans la version préliminaire du DSRP qui, d’après les auteurs du document, assure que « les personnes handicapées seront toujours maintenues dans les pires situations dans lesquelles elles se sont toujours trouvées durant des siècles. » (Handicap International Sierra Leone, 2004). Le gouvernement, dit-il, se préoccupe des personnes handicapées d’une manière inappropriée même si des consultations auprès des populations handicapées ont été menées au cours du processus de formulation du DSRP. Le document de position, qui analyse la version préliminaire du DSRP chapitre par chapitre, émet critiques et suggestions concernant essentiellement la terminologie : les mots tels que “les handicapés”, ”les boiteux” ou autres sont dits “refléter le manque de connaissance et l’absence d’une réelle définition”. D’autres critiques concernent le manque de données et l’usage de chiffres non fiables, résultant d’une incompréhension du “handicap” généralisée, qui est principalement réduite au handicap physique, entre autres la perte de membres comme conséquence de la guerre. Le document de position reproche aussi aux actions planifiées d’être purement globales et non spécifiques ; en effet, pour intégrer sérieusement le handicap dans les politiques et les sociétés, on doit en faire une question transversale.




